Des milliers de chats disparaissent chaque année. Pensez à identifier électroniquement le vôtre.Votre chat est-il «pucé»? Ce «bidule» électronique - implanté sous la peau - pourrait vous aider à le retrouver en cas de disparition.
Même si le système a ses limites, notamment quand l'animal est retrouvé mort. Reste que la Société suisse des vétérinaires (SVS) lance, cet automne, une grande campagne de sensibilisation pour inciter les propriétaires à faire identifier électroniquement leurs félins.
Est-ce mieux qu'une médaille?
Absolument. Le gros avantage de la puce électronique, c'est qu'elle est infalsifiable . Par ailleurs, contrairement à un collier avec médaille, elle ne peut ni s'enlever ni se perdre. Elle vous permettra donc de retrouver votre chat plus facilement en cas de disparition ou encore de prouver avec certitude votre appartenance en cas de vol.
Pour qui est-ce conseillé?
Pour tous les chats, y compris ceux d'appartement. Il suffit en effet d'une porte ou d'une fenêtre mal fermée pour que Minou disparaisse. En Suisse, le système d'identification électronique est géré par la banque de données ANIS.
Y a-t-il des risques pour la santé?
Aucun. La puce électronique est enrobée d'une capsule biocompatible à bouts arrondis qui assure une tolérance parfaite: pas de risque de démangeaison, d'allergie ou d'abcès.
En cas de disparition, la puce sera-t-elle efficace si...
...Quelqu'un recueille votre chat?
Pour retrouver la trace de votre animal, il faut encore que celui qui l'a recueilli pense à faire vérifier auprès d'un vétérinaire, de la police ou d'un refuge s'il a une puce. Autre problème: de nombreux chats rôdent durant de longs mois autour de maisons sans que quiconque se demande s'ils sont identifiés.
...Il atterrit chez un vétérinaire?
En principe, tout chat inconnu qui débarque dans un cabinet vétérinaire est passé au scanner. Mais, pour que le praticien fasse des recherches sur ANIS, il faut encore que le chat soit annoncé comme perdu par le client qui l'a amené, ou que le vétérinaire ait des soupçons sur son identité (chat volé, éventuellement).
...Il est amené dans un refuge?
Dans ce cas-là, le contrôle de l'identification se fait automatiquement.
...La voirie le retrouve mort?
C'est le gros problème. Sauf de rares exceptions, les cantonniers ne prennent pas le temps de vérifier si l'animal retrouvé était identifié . «Malheureusement, nous ne pouvons rien faire là contre, déplore Denise Delley, directrice d'ANIS. La loi prévoit en effet qu'on signale les animaux disparus. En revanche, une fois morts, ils sont considérés comme des objets.»
La microchip sera-t-elle bientôt obligatoire?
Non. Si l'identification électronique est obligatoire pour les chiens, il n'y a pas de projet allant dans ce sens pour les chats. Toutefois, ça serait le meilleur moyen pour rendre la puce vraiment efficace. Si tous les minets étaient - ou du moins théoriquement - identifiés, la recherche de leur identité deviendrait automatique.é
www.anis.ch Comment ça marche?
La puce:
La microchip, de la taille d' un grain de riz, est injectée sous la peau, dans l'épaule gauche, avec une seringue. Elle contient un numéro d'identification unique et infalsifiable.
Le lecteur:
Baptisé «transpondeur», il permet de lire le «code-barres» de la puce. Ce numéro permet alors d'avoir accès aux infos concernant l'animal et son propriétaire, via la banque de données ANIS. Sont équipés d'un lecteur: les cabinets vétérinaires, les refuges et les postes de police.
Le coût:
Il faut compter en moyenne 70-80 francs pour la pose et l'enregistrement de la puce électronique.
Les infos:
Votre identité et celle de l'animal sont transmises par le vétérinaire à la banque de données lors de l'implantation de la puce.
Par la suite, n'oubliez pas d'annoncer à ANIS tout changement d'adresse ou de numéro de téléphone. Cela peut se faire directement par Internet ou en appelant la centrale.
À quand une puce GPS?
Pouvoir localiser son chat en tout temps: voilà qui serait idéal pour tous ceux ayant des animaux qui sortent. Toutefois, il semble que ça ne soit pas pour demain. En raison notamment de deux problèmes:
1. «Il faudrait trouver un système d'énergie permettant à la puce de rester en activité tout le temps, explique Denise Delley, directrice d'ANIS. On pourrait imaginer qu'elle se recharge en utilisant la chaleur de l'animal, mais ça ne paraît pas suffisant.»
2. Une puce toujours en fonctionnement permanent créerait un rayonnement qui pourrait être néfaste pour l'animal, en tout cas si elle était implantée proche de la tête et donc du cerveau.
Source:
www.lematin.ch